Prince Napoléon

Définition et enjeux

Portrait de Ferdinand Bac Ferdinand Bac,  Le prince Napoléon (1932)

“ Ainsi Napoléon III, dans son action publique, obtenait souvent moins de son entourage que son cousin malgré tant de manières affables, tant d'indulgence pour les pires fautes, tant de familiarités flatteuses dans l'embrasure d'une fenêtre, dépensées en pure perte. Le Prince Napoléon — quand il voulait se donner la peine — gagnait facilement un adversaire pour le convaincre et pour enfin le vaincre. Un petit sourire, un seul mot jovial, arrivant au milieu d'un combat où les phrases tombaient
comme une mitraille, avaient plus de prix que les attitudes douces et hésitantes de l'Empereur.
”
Source : Gallica

Portrait de Ferdinand Bac Ferdinand Bac,  Le prince Napoléon (1932)

“ Le Prince Napoléon bientôt briguera la Présidence du Grand-Orient de France. Comment lui, si ouvertement hostile à l'Eglise, si caustique, si impitoyable même dans ses sorties contre les dogmes et le Pape, pût-il, dès les premiers jours de ses fiançailles, s'entendre avec cette figure d'une piété exaltée?
Une seule raison donnera la réponse à tant de questions intimes et qui les dominera toutes : en épousant la fille de Victor-Emmanuel le Prince célébrait son mariage avec l'Italie.
”
Source : Gallica

Portrait de Ferdinand Bac Ferdinand Bac,  Le prince Napoléon (1932)

“ Et quand toute cette audace avait enfin abouti aux Tuileries, le Prince Napoléon en avait accepté les bénéfices. Il les
tenait des mains de celui que l'on appelait « le Parvenu » et qu'à certaines heures il voudrait presque traiter de pire. Il en reçoit les dignités, les donations, les commandements suprêmes. Il les prend de son air boudeur, jamais satisfait parce que rien ne saura satisfaire un homme qui se croit appelé à être le Premier et qui ne veut être le Second. Tout ce qu'il reçoit lui est dû et encore n'a-t-il rien de ce qu'il désire vraiment...
”
Source : Gallica

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