Résumé

J. Abbot Le prince Napoléon et le Palais Royal… (1865)

Dans les dix-sept ans qui nous séparent de la seconde république, les Français ont fait de grands progrès dans la vie politique. En comprenant le néant de certaines théories de Cabet, Proudhon, Raspail, Louis Blanc, ils ont appris, comme les abeilles, à séparer le miel du suc vénineux qu'on trouve souvent dans les mêmes fleurs.
Que le nom de leur gouvernement soit république, empire, royaume, les Français veulent la liberté de la pensée et de la conscience, ils veulent la liberté de pouvoir dire à haute voix ce qu'ils pensent, à ce qu'ils aspirent.
Source : Gallica

J. Abbot Le prince Napoléon et le Palais Royal… (1865)

En parlant de César comme d'un élu, il n'a pas dit que la décadence de l'empire romain date du règne de son neveu.
Espérons que l'empereur n'aura pour successeurs ni un Tibère ni un Néron, qu'ils n'incendieront pas le nouveau Paris construit à tant de frais, pour se donner une idée de l'incendie de Moscou.
Ne croyez pas que de telles choses ne pussent jamais se répéter ? Un peuple habitué à l'esclavage, au luxe et aux plaisirs perd le sentiment de sa propre dignité et plie sa tête sous le joug des tyrans.
Source : Gallica

J. Abbot Le prince Napoléon et le Palais Royal… (1865)

Ce manque de courage fut la cause que tout le bien qu'il avait fait à la France passa inapperçu.
Il est de même du prine Napoléon, il manque aussi de courage personnel, et c'est une tache que les Français ne lui pardonneront jamais ; jamais ils n'oublieront sa fuite du champ de bataille en Crimée.
Il faut que le prince qui régne sur eux gagne leur estime, qu'il les intimide par son courage.
Bientôt après l'attentat d'Orsini et de Pierri, le lundi de Pâques 1858 eut lieu l'inauguration de la nouvelle gare
de Strasbourg à Paris.
Source : Gallica

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