Résumé

Chansonnier des gardes nationaux… (1831)

Mais c'est trop tard; Rois, il faudra descendre, La Liberté brisera tous les fers !
Autre phénix qui renaît de sa cendre, La France encor remûra l'Univers !
Un nouvel astre, à sa brillante aurore, Éclairera les peuples sur leurs droits.
J'ai vu flotter le drapeau tricolore!
J'entends au loin le coq des vieux Gaulois !
Soyons heureux! la tyrannie abdique!
De mon pays tous les maux vont finir.
Roi-citoyen, fils de la république, PHILIPPE vient rassurer l'avenir!
Il est Français ; tout un peuple l'adore, Et sur ce trône où l'ont porté nos voix, J'ai vu flotter le drapeau tricolore !
Source : Gallica

Chansonnier des gardes nationaux… (1831)

Le pacte qu'il lègue à la France Sera son titre le plus beau; Sous lui sommeillaient en silence Et ma cocarde et mon drapeau.
Un Capet au trône de France Assied un sourire assez niais ; La mitre et la très noble engeance Déjà nous ferment son palais.
Un désastreux favoritisme De son peuple en fait le bourreau ; Mais opposons au despotisme Et ma cocarde et mon drapeau.
Dans la phalange orléanaise Je vole au poste de l'honneur, Et de ma couleur si française Paris rehausse la splendeur.
Sous un favori de la gloire ORLÉANS se groupe en faisceau
Source : Gallica

Chansonnier des gardes nationaux… (1831)

Et le pays, pour expier sa gloire, Subit en pleurs le joug du droit divin ! ! !
Oui, par ses rois la France humiliée, Trop confiante aux sermerts solennels, Rongeant son frein sous la Charte octroyée, Porta quinze ans les tyrans paternels.
Mais ce lien dont le poids les fatigue.
Ils l'ont brisé!! ! le peuple déchaîné, Comme un torrent libre enfin de sa digue.
Entre en roulant dans le Louvre étonné.
Victoire, amis! un Ciel pur se découvre , Oui, c'est encor le soleil de Juillet!
La Liberté, de la Bastille au Louvre , Mit quarante ans à franchir le trajet.
Source : Gallica

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