Résumé

Eugène Boutmy Une Veillée au corps-de-garde du Palais-Royal… (1831)

Le retour du duc d'Orléans fut comme son départ une course triomphale. Il fut pourtant marqué par une circonstance particulière : c'est que sur tous les quais et dans toutes rues, le peuple, pour former la haie, fit une double chaîne sur son passage en se tenant par la main; et quand le prince arriva sous la voûte de l'escalier de son palais, on ne lui laissa pas le temps de descendre de cheval; il fut enlevé par des milliers de bras : on le pressait avec amour, en baisant ses mains et ses habits.
Source : Gallica

Eugène Boutmy Une Veillée au corps-de-garde du Palais-Royal… (1831)

Le duc de Chartres avait bien pu blâmer tout haut les excès auxquels s'était portée la révolution, mais avant tout il avait le coeur français. Servir contre sa patrie est un crime que rien ne peut faire excuser. C'était sa doctrine; aussi refusa-t-il les honneurs du général autrichien; il ne voulut recevoir de lui que des passeports pour la Suisse.
Ici finit ma tâche, dit le grenadier. Je n'ai pu suivre le prince dans son exil, et j'en ai un regret véritable.
Source : Gallica

Eugène Boutmy Une Veillée au corps-de-garde du Palais-Royal… (1831)

A leur vue éclate une surprise mêlée de cris de joie; on s'empresse, on se questionne, et chacun apprend pourquoi un officier supérieur est à leur tête, pourquoi des bouquets de fête ornent leurs fusils; des acclamations s'élèvent alors de toutes paris vers la demeure royale, où cet hommage inattendu cause un de ces instans de bonheur qui paient tous les soucis attachés à la couronne. C'était l'anniversaire de la naissance de notre Louis-Philippe, c'était un jour de fête pour la garde nationale et pour toute la France!
Source : Gallica

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