Résumé

Auguste-Aimé Boullée Études biographiques sur Louis-Philippe d'Orléans… (1849)

A la veille du mouvement populaire qui devait le porter sur le trône, le parti de ce prince, faible dans les Chambres législatives, à peu-près nul dans les provinces, était peu nombreux à Paris. Rien que représentant naturel des intérêts et des idées de 1789, Louis-Philippe tenait de trop près à la royauté pour offrir aux révolutionnaires purs des garanties suffisantes. Il était, selon son propre langage, « trop Bourbon pour les uns, et pas assez pour les autres. » Malgré son invincible antipathie pour la famille régnante, La Fayette avait toujours refusé d'entrer en rapport direct avec lui.
Source : Gallica

Auguste-Aimé Boullée Études biographiques sur Louis-Philippe d'Orléans… (1849)

La politique du duc d'Orléans, pendant la Restauration, ne fut ni conspiratrice, ni agressive, comme on l'a tant de fois prétendu : ce fut une politique d'observation, et, si l'on peut le dire, une embuscade dressée avec art par un prince patient et prévoyant, contre un gouvernement généralement honnête, mais faible, tiraillé entre les exigences de l'émigration et les nécessités de la France nouvelle, et pardessus tout mal éclairé sur les voeux et le véritable esprit du pays.
Source : Gallica

Auguste-Aimé Boullée Études biographiques sur Louis-Philippe d'Orléans… (1849)

Je suis lié, Madame, au roi de France mon aîné et mon maître , par tous les serments qui peuvent lier un homme , par tous les devoirs qui peuvent lier un prince. Je ne le suis pas moins par le sentiment de ce que je me dois à moi-même, que par ma manière d'envisager ma position , mes intérêts, et par le genre d'ambition dont je suis animé. Je ne ferai point ici de vaines protestations ; mon objet est pur, mes expressions seront simples. Jamais je ne porterai de couronne tant que le droit de ma naissance et l'ordre de succession ne m'y appelleront pas
Source : Gallica

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