Alexandre-Ernest Billault de Gérainville, Histoire de Louis-Philippe. Tome 2 (1870-1875)
“ « Le jury pour les délits de presse, » le duc d'Orléans, se penchant vers Lafayette, lui dit avec une apparente bonhomie : « Il n'y aura plus de délits de presse. » Il avait recouvré toute son assurance. La lecture terminée, mettant la main sur son coeur, il prononça ces paroles ambiguës et singulières dans la circonstance : « Je déplore, comme Français, le mal fait au pays et le sang qui a été versé; comme prince, je suis heureux de contribuer au bonheur de la nation. » Ce langage, qui trahissait de l'embarras, n'en fut pas moins accueilli par de nombreuses acclamations. ”
