Charles Du Bos,
Grandeur et misère de Benjamin Constant
(1946)
“ Benjamin Constant vint m'y trouver, et nous veillâmes ensemble au pied du lit de Madame de Staël. Il était touché au vif et sincèrement ému. Après avoir épuisé les souvenirs personnels, et les regrets du passé, nous consacrâmes de longues heures aux réflexions sérieuses. Tous les problèmes qui s'élèvent naturellement dans l'âme en présence de la mort furent agités par nous et résolus dans un sens qui nous satisfaisaient l'un et l'autre. ”
