Isabelle de Charrière,
Caliste ou Lettres écrites de Lausanne
(1785)
“ Avec autant d’esprit que son illustre ami, elle montre plus de cœur et attache avec plus de charme : on y sent partout la tristesse profonde d’une vie de femme où la sensibilité souffre et que les ressources du talent, du caractère, de la fermeté, celles même d’une célébrité choisie, n’ont pu guérir. Une grâce aussi charmante qu’aisée, un tour fin, vif, spirituel, une correcte et rare originalité dans l’élégance, tout est remarquable en ces pages où il n’est pas une ligne, pas un mot qui sente la recherche ou la prétention, ou l’affectation, ni dans la manière ni dans les sentiments. ”
