Isabelle de Charrière,
Lettres écrites de Lausanne
(1785)
“ Ne m’est-il pas permis, en lui laissant voir ce que sont du matin au soir la fille et la mère, de l’engager à favoriser un établissement brillant et agréable pour ma fille, de l’obliger à dire du bien de nous au père et à la mère du jeune homme ? Faut-il que j’écarte ce qui pourrait donner à Cécile l’homme qui lui plaît ? Je ne veux pas dire encore l’homme qu’elle aime. Elle aura bientôt dix-huit ans. La nature peut-être plus que le cœur... dira-t-on de la première femme vers laquelle un jeune homme se sentira entraîné, qu’elle en soit aimée ? ”

