Philippe-Albert Stapfer, Histoire et description des principales villes de l'Europe (1835)
“ La vérité est que jusque vers la fin du dernier siècle, où la révolution fit presque rougir les patriciens bernois de leur culture d'esprit, de leurs goûts, de leur langage tout français, Berne fut, de mœurs, d'usages, de relations sociales, beaucoup plus française qu'allemande : la littérature des temps de Louis XIV et de Louis XV y dominait ; et la jeunesse patricienne qui voulait compléter ses études à l'étranger, se rendait à Leyde, à Paris ou en Angleterre. Les Bernois ne commencèrent à suivre des cours dans les universités d'Allemagne qu'à dater des années 1760 et 1770 environ. ”
