Bernois

Définition et enjeux

Philippe-Albert Stapfer,  Histoire et description des principales villes de l'Europe (1835)

“ La vérité est que jusque vers la fin du dernier siècle, où la révolution fit presque rougir les patriciens bernois de leur culture d'esprit, de leurs goûts, de leur langage tout français, Berne fut, de mœurs, d'usages, de relations sociales, beaucoup plus française qu'allemande : la littérature des temps de Louis XIV et de Louis XV y dominait ; et la jeunesse patricienne qui voulait compléter ses études à l'étranger, se rendait à Leyde, à Paris ou en Angleterre. Les Bernois ne commencèrent à suivre des cours dans les universités d'Allemagne qu'à dater des années 1760 et 1770 environ. ”
Source : Gallica

Portrait de Isabelle de Charrière Isabelle de Charrière,  Lettres écrites de Lausanne (1785)

“ Mais je voudrais que les Bernoises épousassent plus souvent des hommes du pays de Vaud ; qu’il s’établît entre Berne et nous plus d’égalité, plus d’honnêteté ; que nous cessassions de nous plaindre, quelquefois injustement, de la morgue bernoise, et que les Bernois cessassent de donner une ombre de raison à nos plaintes. On dit que les rois de France ont été obligés, en bonne politique, de rendre les grands vassaux peu puissants, peu propres à donner de l’ombrage. Ils ont bien fait sans doute ”
Source : Wikisource

Philippe-Albert Stapfer,  Histoire et description des principales villes de l'Europe (1835)

“ Chez Les Bernois, l'esprit démocratique qui respirait dans l'organisation primitive de leur cité ne les priva pas des ressources qu'au moment du danger elle pouvait trouver dans le bras des chevaliers et dans la sagesse de chefs militaires expérimentés. Jamais l'amour ardent de la liberté ne dégénéra en licence. Long-temps l'habitude du pouvoir se montra étrangère à des projets d'oligarchie et à des privilèges odieux. ”
Source : Gallica

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