Jean-Baptiste Greppin

Résumé

Jean-Baptiste Greppin Essai géologique sur le Jura suisse (1867)

On dirait que pendant la période tertiaire la nature se faisait un jeu de créer et de détruire.
Lorsque les faune et flore de l'étage delémontien ont eu, après une bien longue durée, déployé une richesse et un luxe qu'on ne retrouve que dans les régions subtropicales, la mer, envahissant la Suisse, y détruit tout pour y installer des légions d'animaux marins, d'énormes squales, dont le Carcherias megalodon semble être le roi.
Cette mer, avec ses dépôts, a pris le nom d'étage Falunien ou Helvétien.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Greppin Essai géologique sur le Jura suisse (1867)

En effet, tandis que ceux-ci, par leurs roches compactes, donnent lieu à des reliefs souvent grandioses et pittoresques, en constituant des falaises abruptes, des voûtes et des crêts, dont l'ensemble est recouvert d'une maigre végétation, les marnes et les calcaires du Jura moyen, soit du callovien et de l'oxfordien, se font remarquer par des dépressions connues sous le nom de « Combes oxfordiennes » et que recouvre un tapis de verdure très-riche.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Greppin Essai géologique sur le Jura suisse (1867)

Comme nous l'avons dit plus haut, nous n'avons pas réuni à l'étage rauracien le terrain à chailles siliceux. Si par ses échinides (échinides qui passent jusque dans l'étage kimméridgien) l'étage rauracien rappelle le terrain à chailles siliceux, il s'en distingue suffisamment par ses caractères stratigraphiques, pétrographiques et paléontologiques. Le géologue le plus maladroit ne confondra jamais le terrain et la
faune du Thiergarten, du Fringuelet, avec les Calcaires à Nérinées de la Caquerelle ou de Bure.
Source : Gallica

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