Valais

Définition et enjeux

Charles Montmayeur,  Voyage sentimental autour du Mont Blanc… (1900)

“ Tout le territoire du Valais, dont la population atteint actuellement le chiffre de 100 000 habitants, éparpillés dans une infinité de petits villages, ne forma pas constamment un pays autonome et indépendant. Le Haut-Valais, occupant le cours supérieur du Rhône, fut peuplé, croit-on, par les Vibères, et le Bas-Valais, avec la vallée de la Drance, par une autre peuplade, les Véragres, ayant donc tous, au midi, les Salasses pour voisins. Ces peuples, au dire de Tite-Live, auraient parlé un langage moitié germain que les Gaulois n'entendaient pas, ce qui reste vrai pour le haut pays. ”
Source : Gallica

Heinrich Zschokke,  Histoire de la nation suisse (4e édition revue avec soin par le traducteur d'après la cinquième édition originale et renfermant les continuations jusqu'à l'année 1833… (1839)

“ Le Valais surtout était épuisé sous la domination arbitrant des généraux et des soldats français, auxquels il était livré en proie. Pour conserver une route par les Alpes en Italie, la France voulait détacher le Valais de la république helvétique.
Un seul vœu animait invariablement tous les peuples de la Suisse : que chaque canton libre et s'organisant à sa guise, ne fût uni aux autres que par le lien d'une nouvelle confédération, indépendante du gouvernement français, affranchie et du joug des troupes étrangères et du joug de l'ancienne sujétion.
”
Source : Gallica

Portrait de Rodolphe Töpffer Rodolphe Töpffer,  Premiers voyages en zigzag, ou Excursions d'un pensionnat en vacances dans les cantons suisses et sur le revers italien des Alpes… (1860)

“ Le Valais, au-dessus de Brigg, devient beaucoup plus pittoresque et plus varié d'aspect. Dans la première partie, ce sont de belles forêts entrecoupées de prairies, de ravins ; une petite route à chars serpente à travers ces charmants endroits. Au-dessus de Lax, la végétation est uniquement composée de sapins; mais les pâturages s'élargissent, le plateau s'élève, et l'on ne se sent plus, comme dans le bas Valais, profondément encaissé entre des montagnes immenses et rapprochées. L'air y est pur et léger, les habitants propres et de bonne mine, sans mélange de crétins ni de goitreux. ”
Source : Gallica

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