Résumé

Charles Du Bois-Melly Majorie, ou l'Invasion des Français en Valais… (1864)

Hélas! hélas! murmurait l'orpheline.
— Pourquoi pleurer? continua l'insensée, Walther n'est-il pas de retour aujourd'hui ! j'ai cru l'entendre.
La maison n'est plus solitaire ! Dieu te garde, Walti !
sois heureux! j'ai vu deux places sur le banc de pierre. deux places, ici près du foyer.
— Mais toi, Majorie!. toi, ma sœur!. pourquoi t'éloigner ? et que te restera-t-il loin de nous, sur nos montagnes où tu vas errer solitaire ?
- La Patrie! le ciel libre!. l'air natal! répondit
la Valaisanne, élevant ses mains tremblantes vers la voûte étoilée.
Source : Gallica

Charles Du Bois-Melly Majorie, ou l'Invasion des Français en Valais… (1864)

On ne s'attend pas à ces trahisons quand on voyage à dos de mulet. Tirer sur lui! c'est bientôt dit, citoyen quartier-maître ! mais outre que j'aime à réfléchir avant de prendre les armes à feu, j'avais l'onglée en ce moment, et pour ôter mes gants fourrés.
— Au diable, ta lenteur, tes sottises et tes scrupules, Josué Fennalet ! Quant à ce réfractaire.
— Il ne fallait point le malmener, citoyen. Nos gens sont comme leurs mulets de montagne : on n'en fait rien, crois-moi, en voulant les brusquer.
Source : Gallica

Charles Du Bois-Melly Majorie, ou l'Invasion des Français en Valais… (1864)

Le hameau de Finges était en feu, les dernières solives des chalets se consumaient dans les décombres, et déjà des hauteurs de l'Illgraben on eût pu suivre des yeux dans les dizains de Leuk et de Viége les tourbillons de fumée s'élevant dans la plaine, de Susten, de Gampenen, de Tourtig, et jalonnant partout la route des vainqueurs.
Au lever du soleil, le cor des chasseurs de Münster se fit entendre tristement sur les montagnes, il ralliait ceux qui fuyaient et sonnait la retraite dans le haut du val de Louëche dont les Français achevaient de piller la ville.
Source : Gallica

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