Ernest Détré, En Suisse ! : impressions de deux bourgeois de Paris (1879)
“ Nous ne nous plaignons pas, Pauline et moi, notre santé est florissante, et notre appétit dévorant. L'air qu'on respire sur ce lac, la brise qui souffle des montagnes, l'atmosphère qui nous enveloppe, sont si purs, si saturés d'aromes exquis, si vivifiants enfin, que nous nous sentons vivre, en dépit de nous, et que nos poumons se dilatent d'eux-mêmes. La première chose que nous ayons visitée est la ville, qui est propre, coquette même sur le quai du Schweizerhof. Luzern est une ville commerçante, mais non industrielle ; elle doit sa vie, son existence, au passage continuel des étrangers ”
