Rodolphe Rey

Résumé

Rodolphe Rey Genève et les rives du Léman (1868)

Le grand miroir du Lac, l'azur du Rhône, renvoient une lumière éblouissante : c'est une fête de la nature. Genève est le dernier effort de la civilisation suisse, son poste avancé vers le sud ; c'est le lieu où les traditions de liberté helvétique ont trouvé leur formule, la ville du droit populaire. Siége d'une démocratie orageuse, elle est placée au carrefour de la contrée romande, au nœud des routes entre la Savoie, la Bourgogne et l'Italie. Cette position en a fait le centre du commerce et de l'industrie,
l'intermédiaire de la contrée du Léman avec l'étranger
Source : Gallica

Rodolphe Rey Genève et les rives du Léman (1868)

Le génie ironique et léger de Voltaire blessait le peuple de Genève ; l'homme selon son cœur : c'était Rousseau. En 1754, il était revenu reprendre sa qualité de citoyen avec la religion de ses pères et son âme s'était retrempée avec une joie d'enfant dans la nationalité genevoise; dèsi l'abord, il rechercha le commerce des citoyens, s'exprima avec force en faveur de l'égalité et blâma les tendances usurpatrices de l'aristocratie. Il résumait la constitution de Genève dans le Conseil Général et faisait de ce corps non pas un ordre dans l'État mais l'État lui-même.
Source : Gallica

Rodolphe Rey Genève et les rives du Léman (1868)

Notre société repose sur la base solide de la démocratie agricole. Presque partout, le paysan foulé, exploité, comme un manœuvre, peine et fatigue pour nourrir la société sans participer à ses biens ; chez
nous, il jouit du bien-être et de la dignité de l'homme libre; il est la colonne de l'État, l'arbitre de la politique; son suffrage emporte la balance. C'est la perpétuité des institutions communales qui a protégé les droits populaires. Le petit tracas des affaires municipales est la meilleure école de vie publique, l'obstacle le plus fort à la médiatisation du peuple par les gouvernements.
Source : Gallica

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