“ La contrée qui environne le lac de Génésareth est d’une beauté et d’une fécondité admirables. Il n’y a point de plantes qu’elle ne puisse produire. On y voit beaucoup de noyers, arbres qui se plaisent dans les climats froids ; les palmiers, qui ont besoin de la plus grande chaleur, les oliviers et les figuiers, qui veulent un climat doux et tempéré, y trouvent également ce qui leur convient. Ainsi la nature, dans sa prédilection pour ce beau pays, prend plaisir à y réunir les productions les plus opposées. ”
Lac de Génésaret
Définition et enjeux
Citations sur “Lac de Génésaret”
Duray, La Terre Sainte illustrée de 60 sujets à 2 teintes… (1861)
“ L'eau du lac de Génésareth, dit Josèphe l'historien, est très-bonne à boire, et très-facile à puiser, parce qu'il n'y a sur son rivage qu'un gravier fort doux. Elle est si froide, qu'elle ne perd pas même sa fraîcheur, lorsque ceux du pays, selon leur coutume, la mettent au soleil pour l'échauffer durant les plus grandes chaleurs de l'été. ”
Alfred Jacobs, Voyage en Asie et en Afrique, d'après les récits des derniers voyageurs (1866)
“ Les rives septentrionales du lac de Tibériade sont cultivées comme celles qui conduisent à Nazareth; de hautes montagnes les dominent, des cours d'eau arrosent le sol et le fertilisent; du côté de l'orient s'élèvent aussi des montagnes, mais plus ardues et plus arides. Le lac de Génésareth, au milieu de tous ces sommets volcaniques, ressemble à un large cratère ; de loin en loin des avalanches de pierres noires couvrent les flancs des montagnes, et témoignent que cette terre fut jadis agitée par les bouleversements de la nature. ”
Comtesse de Ségur,
Évangile d’une grand’mère
(1865)
“ Où était le lac de Génésareth ? Grand’mère. Le lac de Génésareth est le même que la mer de Tibériade. Génésareth était, comme Tibériade, une ville bâtie sur les bords de la mer de Galilée, et qui lui donnait son nom. ”
X. Beluze, Pérégrinations en Orient et en Occident… (1864)
“ Notre-Seigneur, dans cette même cité, dit à un paralytique : « Quittez votre lit et marchez ; » il y guérit l'homme qui avait la main desséchée. Je ne puis me séparer du lac de Génésareth; je le toise : il a quinze lieues de tour ; son bassin n'est pas régulier dans sa forme ; les montagnes ne descendent pas partout jusqu'à ses ondes : tantôt elles s'écartent à quelque distance du rivage, et laissent entre elles et ce lac une plaine basse, fertile et verte comme les plaines de Génésareth ”
E. M., Les eaux de la terre (1854)
“ C'est une des plus jolies parties de tout le pays, couverte d'une belle verdure et arrosée par un courant d'eau qui sort d'un large bassin situé au milieu de la plaine. De belles et hardies montagnes l'enferment des deux côtés ; le soleil anime les pentes verdoyantes, ainsi que la plaine qui les termine, et l'on n'y aperçoit pas la moindre trace de culture. Le lac de Génésareth ou de Tibériade, appelé aussi la mer de Galilée (à cause du territoire qui environne ses bords, est et sud-ouest) , a environ 70 à 80 milles anglais de longueur et 5 ou 6 de largeur. ”
Jules Patenôtre,
Les Persans chez eux
“ D’innombrables essaims de poissons viennent régulièrement frayer ici et permettent aux pêcheurs du pays de renouveler presque chaque jour le miracle du lac de Genezareth La plupart de ces poissons, fumés et salés à la diable, iront s’entasser par monceaux dans les bazars de Bakou et de Shoumaka, où ils se vendent à vil prix. Poussés par une légère brise qui met à peine quelques rides à la surface du lac, nous pénétrons dans ce gigantesque vivier. D’épaisses touffes de joncs où s’agite tout un monde d’oiseaux fuient derrière nous comme autant d’îles flottantes. ”
Gabriel Charmes, Revue des Deux Mondes
“ Peu de contrées, en effet, possèdent autant de sources, autant de ruisseaux, que le pays de Génézareth ; seulement on laisse les eaux croupir dans des marais, se perdre sous terre ou s’écouler rapidement dans le lac, au lieu de les diriger et de s’en servir pour arroser les plaines qu’elles enrichiraient. ”
“ C’est un lac de pâle verdure qui s’étend sur la gauche jusqu’au pied du massif du mont Gennaro. Au baisser du soleil, quand l’herbe fine et maigre de ce gigantesque pâturage est un peu échauffée par l’or du couchant et nuancée par les ombres portées des montagnes, le sentiment de la grandeur se révèle. Les petits accidents perdus dans ce cadre immense, les troupeaux et leurs chiens, seuls bergers qui, en de certaines parties du steppe, osent braver la malaria toute la journée, se dessinent et s’enlèvent en couleur avec une netteté comparable à celle des objets lointains sur la mer. ”
Arthur Buies,
Le Saguenay et le bassin du Lac St-Jean
“ C’était un préjugé sans doute, mais avouons que ce préjugé, qui représentait comme inacessible à la colonisation et à la culture toute la région du lac Saint-Jean, avait quelque raison d’être, car cette région a une physionomie qu’aucun autre aspect du Canada ne rappelle. Voyez se balancer, s’agiter ou s’endormir, sur son lit de sable et d’alluvion, cette petite mer intérieure, semblable à un énorme crabe étendant dans tous les sens ses longues et nombreuses rivières, comme autant de tentacules, toutes prêtes à saisir les colons et à les attirer quand même sur le sein du monstre ! ”
Ernest Duvergier de Hauranne,
Revue des Deux Mondes
“ Quelquefois deux îles encadrent le tableau de leur verdure sombre, et entre deux, sur l’onde unie, le regard fuit au loin vers des cimes bleues, déjà vêtues de l’ombre du soir. Un peu plus loin, le lac s’ouvre ; les collines adoucissent leurs replis sinueux. Les maisons de campagne se multiplient sur la rive ; de petites barques pleines de monde sortent des criques ombreuses et nous entourent avec des cris de joie. Enfin un riant village apparaît groupé autour d’un grand édifice, l’hôtel Byron de cet autre lac de Genève. ”
Stéphanie-Félicité Du Crest comtesse de Genlis, Les Veillées du château (Nouvelle éd… (1852)
“ Le lac de Genève présente des variétés aussi piquantes. Lorsqu'il est tranquille, son onde pure et limpide réfléchit la couleur des cieux ; mais lorsqu'il est agité, il ressemble à la mer, il en reproduit le bruit imposant, et en a la majesté. ”
Fulcran Vigouroux, Dictionnaire de la Bible - Vigouroux
“ Quoiqu’il n’y ait aucune chute, la pente du fleuve est très rapide. Élevé d’environ 2 mètres au-dessus du niveau de la Méditerranée, au Bahr-el~Hûléh, comme on vient de le voir, au Djisr Benat-Yakûb, « Pont des filles de Jacob, » il est à 13 mèlres au-dessous et au lac de Génésareth, à 208. Saunders, An Introduction to the Survey of Western Palestine, p. 144, 177. Au sud du Bahr el-Hûléh, le se ralentit et devient sinueuse jusqu’à ce qu’il entre, du côté de l’est, dans le lac rendu si célèbre par l’Évangile, le lac de Génésareth ou de Tibériade. ”
M. Ginguené, Revue des Deux Mondes
“ À Neuchâtel, j’étais seul devant cette vaste et monotone étendue d’un lac dont les bords plats et nus, au moins des deux côtés de l’est et du midi que j’avais sous les yeux, ne reposent presque nulle part agréablement l’imagination et la vue : elles ne trouvent, pour se reposer, que la chaîne lointaine des glaciers. À la surface du lac, point de mouvement, point de vie : ni bateaux de commerce, ni batelets pour des parties de plaisir ; les promenades assez belles dont il est bordé du côté de la ville restent solitaires et désertes à toutes les heures du jour. ”
Arthur Buies,
Le Saguenay et le bassin du Lac St-Jean
“ Autant de questions qui, chacune, ont une portée propre, et que nous ne mettons pas au hasard l’une à la suite de l’autre. Eh bien ! Ne craignons pas de le dire en attendant les constatations de la science, parce que les faits concourent à le démontrer, le lac Saint-Jean se déchargeait autrefois vers le Saint-Maurice ; c’est là la cause des dunes qui se trouvent à l’embouchure de cette rivière. C’est là que s’amoncelait le sable que le Saint-Maurice apportait du Lac, grâce à la rivière Croche. ”
Arthur Buies,
Le Saguenay et le bassin du Lac St-Jean
“ Nous entrons sur le majestueux domaine du « Club des Laurentides » qui a une superficie de cinquante milles, arrosés par on ne sait combien de lacs, dont une trentaine, jusqu’à présent, ont été découverts. Le premier de ces lacs, que l’on trouve sur sa route en se rendant au château des clubistes, est le lac Travers, le long duquel passait autrefois le chemin célèbre, connu seulement des chasseurs et des missionnaires, qui menait de Québec au lac Saint-Jean. ”
Indochine française (1931)
“ Le Lac offre l'aspect d'une immense nappe d'eaux jaunâtres réverbérant les rayons solaires avec un éclat que l'oeil supporte difficilement, et s'étendant à perte de vue dans la direction du sud-ouest où se dresse dans le lointain la chaîne sombre et dentelée des monts de Pursat. Rien ne rappelle l'homme sur ce désert liquide que verdissent, en certains endroits, les roseaux ou le riz sauvage aquatique. ”
Arthur Buies,
Le Saguenay et la vallée du lac St…
“ Ah ! jadis... nous voulons dire il y a des milliers et des milliers d’années, c’était pour le Lac les beaux jours. Alors, il était grand, profond, superbe, et les tempêtes devaient le faire mugir avec fracas sur la ceinture de montagnes qui lui servaient de rivage et lui faisaient un cadre de quatre vingt-dix lieues de circonférence. Alors, il avait lui aussi ses abîmes, il couvrait des chaînons élevés ; ses eaux renfermaient l’épais tribut d’alluvion lentement apporté par les âges et uniformément déposé sur son lit que rien ne troublait dans les profondeurs où il était étendu. ”
Eugène Ritter, Jean-Jacques et le pays romand… (1878)
“ Les rives du lac de Bienne sont plus sauvages et romantiques que celles du lac de Genève, parce que les rochers et les bois y bordent l'eau de plus près; mais elles ne sont pas moins riantes. S'il y a moins de culture de champs et de vignes, moins de villes et de maisons, il y a aussi plus de verdure naturelle, plus de prairies, d'asiles ombragés de bocages, des contrastes plus fréquents et des accidents plus rapprochés. ”
Tinco Martinus Lycklama à Nijeholt, Voyage en Russie, au Caucase et en Perse… (1872-1875)
“ Nous prîmes le large, nous dirigeant directement au ,nord, vers l'entrée du Jourdain, dont les eaux, jointes, il est vrai, à celles de moindres affluents, ont rempli cet immense réservoir de cinq lieues de long sur une largeur de deux : sa plus grande profondeur n'atteint pas cinquante mètres. C'est cette magnifique nappe d'eau douce, admirablement encadrée, et dont les flots répètent le doux nom du Sauveur et ceux de ses plus aimés disciples, que l'on appelle indifféremment le Lac de Génézareth, la Mer de Galilée, le Lac de Tibériade, en arabe, Bahr-Tabarièh. ”
Arthur Buies,
Le Saguenay et la vallée du lac St…
“ Le même phénomène qui se produit aux environs de la mer se manifeste ici ; il y a comme une espèce de sensation magnétique qui avertit de la proximité d’une grande masse d’eau sur laquelle les vents jouent en liberté ; l’air est plus pur, plus vivifiant, plus sonore ; il s’emplit de plus de vibrations, et l’âme en reçoit comme une impression d’éveil et d’accroissement de vitalité dont il est impossible de ne pas reconnaître la cause. Le lac Saint-Jean, du reste, a son influence et des effets qui lui sont propres. ”
Arthur Buies,
Le Saguenay et le bassin du Lac St-Jean
“ On peut aisément se représenter tout ce que l’industrie humaine pourrait tirer d’un cours d’eau qui, en un si court trajet, fait une descente de trois cents pieds, terminée par une culbute de deux cents, et qui doit être las sans doute aujourd’hui d’exécuter une pareille cabriole, uniquement pour porter les eaux d’un lac à une rivière et pour émerveiller quelques rares voyageurs ! ”
Arthur Buies,
Le Saguenay et le bassin du Lac St-Jean
“ Durant l’été de 1873 je parcourais pour la première fois de ma vie ce qui était alors la sauvage, pauvre et misérable région du Lac Saint-Jean. C’était un pays voué à la désolation et à la ruine. Tous les jours il se dépeuplait. Les malheureux habitants, découragés de voir qu’on ne pouvait leur donner de communication par terre avec le marché de Québec, s’en allaient par centaines, et les paroisses allaient être bientôt réduites à n’être plus que des groupes de plus en plus affaiblis, de plus en plus isolés. ”
Perrottet,
Revue des Deux Mondes
“ Quels que fussent mes regrets, je crus devoir renoncer à ce projet, pour ne pas m’exposer à manquer l’expédition, qui était prête à appareiller d’un moment à l’autre, ou à regarder son départ. En parcourant les hautes montagnes de Bosoboso, j’avais pu prendre quelque idée du lac de la Lagouna qu’elles dominent. Je distinguais parfaitement les embarcations dont il était couvert, ainsi que les villages indiens et les belles habitations qui bordent ses rives. Tout ce qui frappait mes regards me rappelait le délicieux lac de Genève. La végétation m’y paraissait des plus riches. ”
Arthur Buies,
Le Saguenay et le bassin du Lac St-Jean
“ On dirait, surtout lorsque le vent d’ouest souffle, que le lac, impatienté de ces obstacles immuables, veut se précipiter sur eux et les inonder de ses flots, ne pouvant les renverser. Les rochers de ces ilots sont polis comme la glace, et les arbrisseaux qui y poussent plongent leurs racines dans un sol d’alluvion qui semble avoir été laissé là dans un mouvement précipité de retraite ; ils ont l’attitude de sentinelles placées abruptement sur une ligne brisée et attendant quelque cataclysme nouveau qui les relève de leur consigne. ”
François Thioly, Promenades et excursions aux environs de Genève (1861)
“ Par un temps parfaitement clair, quelques personnes assurent avoir distingué sept lacs : quant a nous, nous avouons que nous n'en avons vu que deux : le lac de Genève et le lac des Rousses. Ceux que l'on compte encore sont les lacs d'Annecy, du Bourget, de Joux, de Morat, et de Neuchâtel; ils restèrent complètement invisibles ce jour-là. Malgré le froid qui règne, même en été, sur le sommet de la Dôle, c'est une montagne très-fréquentée par les touristes. ”
G. Bruno,
Le Tour de la France par deux enfants
“ Tout en bas, dans la plaine, s’étalait, à perte de vue, le grand lac de Genève, le plus beau de l’Europe, dominé de toutes parts par des montagnes blanches de neige. LE LAC DE GENÈVE, ou lac Léman, a 34 lieues de tour. Il est entouré par le Jura et par les Alpes. Dans sa partie sud, il touche à la France. À certains endroits sa profondeur est de 300 mètres. Il est parfois sujet, comme la mer, à des tempêtes redoutable. — Sur ses bords se trouve la ville suisse de Genève commerçante et industrielle, peuplée de 127.200 habitants. ”
Arthur Buies,
La région du lac Saint-Jean, grenier de la province de Québec
“ Je suis convaincu que la plus grande partie de cette région, comprise dans le fond de ce vaste bassin qui entoure le lac Saint-Jean, du côté du nord surtout, c’est-à-dire une étendue d’au moins quatre millions d’acres en superficie, se compose des terrains les plus favorables à l’agriculture, tant à cause de la richesse du sol que de la douceur du climat. ”
Arthur Buies,
Le Saguenay et le bassin du Lac St-Jean
“ Lorsqu’on arrive à la Grande-Décharge, après avoir suivi la rive nord du lac, on est frappé de l’aspect tranquille qu’elle présente, de sa physionomie en quelque sorte réservée, et l’on se demande si c’est bien là cette issue impétueuse par laquelle tout un lac déverse ses eaux qui vont bondir de cascades en cascades et de rapides en rapides jusqu’à ce qu’elles trouvent un niveau égal à celui du grand fleuve. ”
Arthur Buies,
Le Saguenay et le bassin du Lac St-Jean
“ Il en est de même partout entre la Grande-Baie ou Chicoutimi et le lac Saint-Jean parce que partout la raison en est la même, partout le sol n’est qu’un amas d’alluvion, de sable et d’argile apporté par les torrents, et dont l’épaisseur seulement varie suivant des circonstances locales. ”
George Mallet, Le Tour du lac de Genève (1824)
“ LE soleil penchait vers l'horizon, et dorait les flots légèrement agités du lac, les maisons blanches de la ville de Thonon se déssinaient sur les collines boisées des Allinges, des groupes de promeneurs parcouraient la route qui conduit à l'ancien monastère de Ripaille et couvraient les pentes qui s'étendent jusqu'au bord du lac. Un vieillard qui paraît étranger les devance, il heurte à la porte de l'édifice ; admis dans l'intérieur du parc, il parcourt seul les prairies et les forêts de chênes, s'arrêtant souvent comme retenu par d'anciens souvenirs. ”
“ Avant une trentaine d’années il est bien certain que tout le rivage du lac Saint-Jean sera bordé de groupes de villas et fréquenté par plusieurs milliers de touristes qui s’y rendront chaque année pour faire la pêche et pour canoter sur cette grande nappe d’eau de douze lieues de longueur, dont on ne voit pas la rive opposée, en quelque endroit qu’on se place. ”
