Eugène Ritter

Élements biographiques

Eugène Ritter,  Revue des Deux Mondes

“ Nulle part, chez les ancêtres de Rousseau, on n’aperçoit quelque tradition de fidélité féodale, ni chez ceux qui ont quitté le royaume des fleurs de lis, ni chez ceux qui ont abattu les écussons où brillait la croix blanche de Savoie. — Des deux côtés, en revanche, beaucoup de sérieux et d’honnêteté ; le commandement divin : « Tu travailleras six jours, et ne te reposeras que le septième, » était accepté de bon cœur, et formait la règle de la vie.
La culture de l’esprit l’amour de l’étude, appartenaient aux réfugiés beaucoup plus qu’aux gens du pays.
”
Source : Wikisource

Eugène Ritter,  Jean-Jacques et le pays romand… (1878)

“ Les visites que j'avais à rendre au voisinage, les courses qu'il me faudrait faire à Neuchâtel, à Bienne, à Yverdon, à Nidau, fatiguaient déjà mon imagination. Un jour à passer hors de l'île me paraissait retranché de mon bonheur ; et sortir de l'enceinte de ce lac était pour moi sortir de mon élément. D'ailleurs l'expérience du passé m'avait rendu craintif. Il suffisait que quelque bien flattât mon cœur pour que je dusse m'attendre à le perdre; et l'ardent désir de
finir mes jours dans cette île était inséparable de la crainte d'être forcé d'en sortir.
”
Source : Gallica

Eugène Ritter,  Revue des Deux Mondes

“ Nous avons vu que ceux qui ont connu de plus près Mme de Warens : Magny, Rousseau et M. de Conzié, s’accordent à lui reconnaître une âme volontiers accessible aux idées chrétiennes ; la fragilité de sa vertu ne l’empêchait pas d’être pieuse à ses heures : tout se concilie chez une femme. Et Jean-Jacques de même ; depuis que s’est éveillée en lui la pensée que la mort pouvait être proche, il s’est tourné vers Dieu. Il a fait ce que Voltaire et Diderot ne tirent jamais : il a pris à tâche de donner à son esprit une culture religieuse. ”
Source : Wikisource

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