Léon Feugère, Les Femmes Poëtes au XVIe siècle
“ Honoré d’Urfé a tracé ce portrait en maître, et sa complaisance à l’achever me permettrait peu de croire que les soucis d’une tendresse éternelle aient trouvé place dans son cœur. Il semble qu’il ait voulu nous offrir lui-même la contre-partie du roman sérieux [9] . Son bon sens moqueur, sa plume élégante et légère, donnent alors un avant-goût du dix-huitième siècle. Au reste, pour apprécier justement l’Astrée, on sentira le besoin d’accepter les habitudes du monde où a vécu d’Urfé. ”
