Honoré d’Urfé, L’Astrée/troisième partie
“ Je monstreray par mon unique affection que comme il n’y avoit rien qui fust capable de m’apprendre à aymer que la seule beauté de Diane, de mesme il n’y a point d’autre cœur qui puisse jamais arriver à l’aymer ; et j’apprendray aux plus sçavans par l’eternelle durée de mon amour, qu’ils se trompent, quand ils nous enseignent que tout ce qui a eu commencement doit avoir une fin, car, ô Phillis, cette affection que vous vous vantez d’avoir veu naistre, ne vous servira pas seulement, mais tous les siecles à venir. ”
