Résumé

Honoré d’Urfé L’Astrée/troisième partie

Je monstreray par mon unique affection que comme il n’y avoit rien qui fust capable de m’apprendre à aymer que la seule beauté de Diane, de mesme il n’y a point d’autre cœur qui puisse jamais arriver à l’aymer ; et j’apprendray aux plus sçavans par l’eternelle durée de mon amour, qu’ils se trompent, quand ils nous enseignent que tout ce qui a eu commencement doit avoir une fin, car, ô Phillis, cette affection que vous vous vantez d’avoir veu naistre, ne vous servira pas seulement, mais tous les siecles à venir.
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Honoré d’Urfé L’Astrée/troisième partie

C’est à toy, ô grand Hesus, Belenus, Tharamis, que ce peuple devot rend graces du present que tu luy fais de ton Guy salutaire, et c’est à toy, comme à son seul Tautates, que dans ce bois sacré il offre en sacrifice de remerciement le pain et le vin que je te presente, ensemble le sang et la vie de ces taureaux blancs : l’un pour tesmoignage que c’est de toy de qui nous recognoissons la conservation de nos vies, et l’autre, pour monstrer la sincerité avec laquelle nous t’adorons et te consacrons les plus pures et plus entieres victimes que nous ayons.
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Honoré d’Urfé L’Astrée/troisième partie

Elle estoit dans le premier chariot en la place la plus honorable, ses cheveux estoient entre blonds et chastains, son teint si beau qu’il faisoit honte au satin le plus blanc, l’œil et le sourcil noir, mais l’œil si vif qu’il perçoit d’un seul coup jusques au centre du cœur, sa bouche si rouge qu’on l’eust jugée du plus vif coral qui se trouve, le col un peu long, mais si blanc, si rond et si uny qu’il sembloit une colonne d’albastre, et qui, s’approchant de la gorge, s’alloit eslargissant peu à peu d’une si juste proportion, qu’il faisoit juger l’embonpoinct de tout le reste du corps.
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