Honoré d’Urfé, L’Astrée/deuxième partie
“ Mais maintenant il me reste un plus dangereux ennemy à combattre, et qui m’oppose bien des armes plus fortes, et m’offense avec des coups plus cuisans. C’est de cest ingrat Thamire dont je parle, ce Thamire qui veritablement a esté aimé de moy, et de qui j’ay creu d’estre aimée autant que personne le sçauroit estre. Mais helas ! que me demande-t’il maintenant ? peut-il croire en vie celle qu’il a remise entre les mains du plus cruel enemy qu’elle eust ? Peut-il esperer encore quelque amitié de celle qu’il a si indignement outragée ? ”
