Toulon

Définition et enjeux

André Imberdis,  L'Habit d'Arlequin, chronique d'hier… (1832)

“ Voyez cette ville qui s'élève fièrement sur la Méditerrannée, c'est Toulon ! Toulon, ville de guerre et de bagne ! Voyez ce beau soleil qui frappe de ses rayons de feu les clochers aux croix d'or. Souriez à ces ondes qui se balancent gracieusement dans les deux bassins du vaste port; saluez la mer bleue, calme, majestueuse, et reposez votre vue là-bas, sur ces rouges banderolles coupant cette nappe de saphir qui semble refléter le ciel de Stamboul la belle !
C'est de Toulon que doit partir la flotte qui va transporter l'armée française sur le sol d'Afrique
”
Source : Gallica

Louis Mathurin Moreau-Christophe,  De l'état actuel des prisons en France… (1837)

“ Toulon, cette ville orientale posée comme un croissant au fond d'un demi cirque de rochers, regardant la mer et le midi, avec sa population bigarrée d'ouvriers, de soldats, de matelots, de bourgeois, de forçats, est moins une ville qu'un bazar ou un caravanserail. On dirait que Toulon renferme plusieurs peuples. Sur trente mille habitans, vous comptez trois mille matelots, deux mille soldats, cinq mille forçats. D'heure en heure on entend la cloche de l'arsenal, ou les tambours de la garnison, ou le sifflet du contre-maître qui commande la manœuvre aux équipages. ”
Source : Gallica

Anonyme,  À Toulon

“ Ce Toulon est extraordinaire vers six heures du soir, extraordinaire de mouvement, de vie intense. Tout le monde est dehors : on sort de l’arsenal, des bureaux, des ateliers, et c’est un grouillis de populaire, un fourmillement de gens pressés, affairés, qui courent, se croisent, se heurtent en riant, repartent et puis s’arrêtent encore : « Té ! vé ! c’est toi, Marius !... Hé ! Baptistin !... Et autrement ?... Ah ! péchère !... » ”
Source : Wikisource

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