Résumé

Portrait de G. Bruno G. Bruno Le Tour de la France par deux enfants (1878)

Peu à peu les mâts semblèrent s'abaisser en s'éloignant, le navire ne parut plus qu'un point, le point lui-même disparut, et le canot des naufragés continua de flotter seul sur l'immense Océan.
Tous les coeurs étaient gros d'angoisse. Un silence morne régna de nouveau dans la petite barque.
Le soleil allait déjà se coucher et emporter avec lui la dernière espérance des naufragés, lorsque Julien, dont les yeux étaient tournés vers l'ouest, aperçut au loin une sorte de petit nuage noirâtre qui flottait au-dessus de l'horizon.
— Ne voyez-vous pas ce nuage? dit-il à son oncle.
Source : Gallica

Portrait de G. Bruno G. Bruno Le Tour de la France par deux enfants

C’est André. Quand il y a chômage chez le serrurier du bourg, André travaille à la ferme. En ce moment, deux beaux bœufs rouges traînent la charrue : le jeune homme les excite doucement, et de sa voix mâle, un peu grave, il chante une vieille chanson du pays natal ; car André n’a oublié ni son père, ni son premier amour, la Patrie. À l’heure matinale où l’alouette, montant comme une flèche, chante au-dessus des sillons, l’âme du jeune homme s’élance, elle aussi, tantôt vers le passé plein de souvenirs, tantôt vers l’avenir qui s’ouvre avec ses devoirs et avec ses espérances.
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Portrait de G. Bruno G. Bruno Le Tour de la France par deux enfants

Vous rappelez-vous ce beau lac de Genève que nous avons vu ensemble du haut du Jura ?
— Oh ! oui, monsieur Gertal, je me le rappelle, dit Julien ; les Alpes l’entourent comme de grandes forteresses, et tout au loin on aperçoit le haut du mont Blanc.
— Eh bien, le Rhône entre par un bout du lac et le traverse tout entier ; mais le Rhône a un cours si rapide qu’il ne mêle point ses eaux à celles du lac. On le voit qui dessine au travers un large ruban de seize lieues de long.
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