G. Bruno,
Le Tour de la France par deux enfants
(1878)
“ Peu à peu les mâts semblèrent s'abaisser en s'éloignant, le navire ne parut plus qu'un point, le point lui-même disparut, et le canot des naufragés continua de flotter seul sur l'immense Océan. Tous les coeurs étaient gros d'angoisse. Un silence morne régna de nouveau dans la petite barque. Le soleil allait déjà se coucher et emporter avec lui la dernière espérance des naufragés, lorsque Julien, dont les yeux étaient tournés vers l'ouest, aperçut au loin une sorte de petit nuage noirâtre qui flottait au-dessus de l'horizon. — Ne voyez-vous pas ce nuage? dit-il à son oncle. ”

