Résumé

Portrait de Stendhal Stendhal Mémoires d’un Touriste

Pour moi, le salon dans lequel je passe ma vie, c’est tout simplement le quai qui conduit de la Canebière à la Consigne ; là est pour moi la Marseille véritable, et je n’ai que faire du Marseillais à gants jaunes. Je me sens réjoui par ce caractère franc, grossier, sincère, aux passions emportées, et surtout absolument étranger à l’idée de se dessiner dans l’esprit du spectateur le caractère d’un homme considéré et d’esprit. C’est ce désir qui talonne toujours le bourgeois, le demi-bourgeois et l’ouvrier de Paris et des environs, qui m’assomme en ce pays-là.
Source : Wikisource

Portrait de Stendhal Stendhal Mémoires d’un Touriste

Grand Dieu ! quelle différence avec Genève et même avec Paris ! Que d’esprit, mais que de naturel ! Sans qu’ils s’en doutent le moins du monde, les bons habitants de Milan sont probablement à la tête de la civilisation.
En général, l’homme bon, c’est l’homme heureux, et le bonheur n’est pas de posséder, mais de réussir. Les Milanais ont été si heureux, d’abord de 1796 à 1799, et ensuite de 1800 à 1814, que, quoi que puisse faire l’Autriche, ils sont encore le peuple le meilleur et le plus aimable de l’Europe.
Source : Wikisource

Portrait de Stendhal Stendhal Mémoires d’un Touriste

Rien n’est moins simple qu’une grande exploitation agricole ; c’est une manufacture dont le capital, au lieu d’être en métiers, par exemple, et en laines, comme à Elbeuf, est en prairies et en terres labourables. De plus, et c’est ce qui gâte tout, il faut sans cesse être en dispute avec des paysans avides, voleurs et pauvres.
La vallée de l’Isère, malgré une extrême fertilité, ne donne jamais l’idée d’une manufacture, mais bien à chaque instant celle du bonheur champêtre, au milieu d’un paysage de la plus sublime beauté.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature