Stendhal,
Mémoires d’un Touriste
“ Pour moi, le salon dans lequel je passe ma vie, c’est tout simplement le quai qui conduit de la Canebière à la Consigne ; là est pour moi la Marseille véritable, et je n’ai que faire du Marseillais à gants jaunes. Je me sens réjoui par ce caractère franc, grossier, sincère, aux passions emportées, et surtout absolument étranger à l’idée de se dessiner dans l’esprit du spectateur le caractère d’un homme considéré et d’esprit. C’est ce désir qui talonne toujours le bourgeois, le demi-bourgeois et l’ouvrier de Paris et des environs, qui m’assomme en ce pays-là. ”
