Description routière et géographique de l'Empire français… (1813-1835)
“ Ce dernier pont franchi, on côtoie la rive opposée, et l'on n'a plus qu'une demi-lieue de foret avant d'arriver au couvent. Même horreur, même ombrage impénétrable à l'astre du jour, même profondeur des précipices, même hauteur des montagnes : on s'élève à mesure qu'on avance, mais elles s'élèvent dans la même proportion. La fraîcheur dont on jouit ajoute, dans la saison des chaleurs, un charme de plus à toutes les sensations qu'on éprouve. Enfin la vallée s'évase un peu, la forêt s'éclaircit, et les hêtres remplacent les sapins, qui n'occupent plus que les cimes. ”
