Nevers

Définition et enjeux

Paul Féval,  Le Bossu

“ Au bout d'une minute à peine, Lagardère, qui devinait bien maintenant que ces cris du cornet à bouquin dans la vallée, sous bois et sur la montagne, étaient pour Nevers, le vit passer devant le lumignon qui éclairait l'image de la Vierge à la tête du pont.
La belle tête de Philippe de Nevers, pensive quoique toute jeune, fut illuminée vivement durant une seconde; puis on ne vit plus que la noire silhouette d'un homme à la taille fière et haute; puis encore l'homme disparut.
Nevers descendait les degrés du petit escalier collé au rebord des douves.
”
Source : Gutenberg

Paul Féval,  Le Bossu

“ Peu à peu, son front se rembrunissait comme si une pensée terrifiante se fût emparée de lui.
— Il n’y a pas à se faire illusion, dit-il en cessant de travailler pour réfléchir encore : — la vengeance du régent serait implacable... il est léger, il est oublieux, mais il se souvient de Philippe de Nevers, qu’il aimait plus qu’un frère... j’ai vu des larmes dans ses yeux quand il regardait ma femme en deuil... la veuve de Nevers ! — Mais quelle apparence !... s’interrompit-il.
”
Source : Wikisource

Paul Féval,  Le Bossu

“ Nevers fit comme on lui disait, machinalement.
— Avez-vous vu quelquefois en salle un tour d’armes pareil ? demanda Lagardère avec un naïf orgueil : soutenir une attaque à fond, l’attaque de Nevers, de Nevers en colère, sans riposter une seule fois, avec un enfant endormi dans les bras, un enfant qui ne s’éveille point ?
— Au nom du ciel ! supplia le jeune duc.
— Dites au moins que c’est un beau travail !... Tête-bleu ! je suis en nage. Vous voudriez bien savoir...? s’interrompit-il. Assez d’embrassades, papa ! Laissez-nous, maintenant.
”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature