Sophie Gay

Sophie Gay

Anatole (1815)

Résumé

Portrait de Sophie Gay Sophie Gay Anatole (1815)

Un regard de Valentine, ainsi que celui d’Orphée, après avoir comblé les vœux d’une âme passionnée, l’a replongée dans le néant. Bonheur, espoir, courage, j’ai tout perdu avec votre présence. L’affreuse idée d’en être privé pour toujours est venue me frapper d’un coup mortel, et les moments que j’ai passés depuis semblent ne plus appartenir à l’existence. Mais que l’excès de ce désespoir ne vous afflige pas, Valentine, je ne souffre déjà plus. Ne vous accusez point surtout des peines qui m’accablent ; le ciel m’avait, dès ma naissance, condamné au malheur.
Source : Wikisource

Portrait de Sophie Gay Sophie Gay Anatole (1815)

C’est par vous seule que j’ai connu le charme de la vie. En me permettant de vous aimer, je vous ai dû une félicité au-dessus de mes espérances ; et ce n’est pas votre faute si mon amour insensé a besoin de joindre un autre bonheur à celui de penser à vous... Je le sens : cet amour qui me dévore devait m’entraîner à tout braver pour tout obtenir de votre pitié... La mort la plus inévitable ne m’aurait pas arrêté... Mais s’exposer au mépris de Valentine... se voir l’objet de son dédain... Ah ! plutôt mille fois succomber à la douleur de s’éloigner d’elle.
Source : Wikisource

Portrait de Sophie Gay Sophie Gay Anatole (1815)

Peut-être avait-il prévu qu’en mettant son esprit à l’abri des dangers de la séduction, elle n’en aurait encore que trop à vaincre pour son cœur. Une longue habitude du monde avait démontré à M. de Saverny que le plus grand malheur d’une femme n’est pas de succomber au sentiment qu’elle éprouve, mais au caprice qu’elle inspire ; et sa tendresse vraiment paternelle pour Valentine, avait voulu la préserver du malheur si commun d’être dupe de la vanité d’un fat ou de la légèreté d’un étourdi.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature