Sophie Gay,
Anatole
(1815)
“ Un regard de Valentine, ainsi que celui d’Orphée, après avoir comblé les vœux d’une âme passionnée, l’a replongée dans le néant. Bonheur, espoir, courage, j’ai tout perdu avec votre présence. L’affreuse idée d’en être privé pour toujours est venue me frapper d’un coup mortel, et les moments que j’ai passés depuis semblent ne plus appartenir à l’existence. Mais que l’excès de ce désespoir ne vous afflige pas, Valentine, je ne souffre déjà plus. Ne vous accusez point surtout des peines qui m’accablent ; le ciel m’avait, dès ma naissance, condamné au malheur. ”
