Sophie Gay,
Le Mari confident
(1849)
“ Ces derniers mots, à peine articulés, glacent le sang d’Adalbert. — Pardonner ? dit-il en pâlissant... pardonner ! grand Dieu ! qu’as-tu fait ? — Tu le devines, traître, je le vois à ta pâleur, à la terreur qui te saisit ; tu trembles pour elle... tu ne t’appliques à renier ton amour que pour suspendre ma vengeance ; mais il n’est plus temps. — Malheureuse ! quel crime as-tu commis ? s’écrie Adalbert en s’emparant avec force des deux bras de la princesse. Parle, ou je te tue... — Frappe donc ; car elle aussi se meurt. Venge-la sur moi du poison qui la dévore. J’ai assez vécu... ”
