Sophie Gay,
Les Malheurs d’un amant heureux
(1818)
“ Non, je ne veux plus de tes soins, garde ta pitié... Crois-tu me cacher les efforts qu’elle te coûte ? Ne vois-je pas dans tes yeux le regret d’un bonheur que je ne puis te rendre ?... Va, ma mort, cette mort que tu crains, que tu désires, peut seule nous affranchir tous trois... Tu frémis... tu pleures... Cher Gustave... tu voudrais m’aimer... tu sens bien que mon cœur méritait ton amour... que jamais tu n’en obtiendras autant de la coquette qui t’enchaîne... Tu paieras du reste de ta vie le bonheur d’être un seul instant adoré d’elle, comme tu l’es par moi... ”

