Eugène Sue,
Mathilde, Mémoires d’une jeune femme
“ Vous vous abusez, Mathilde... un amour comme le nôtre laisse dans le cœur des racines inaltérables; il peut languir pendant quelque temps, mais il reparaît bientôt plus vivace que jamais. Mathilde, ne me désespérez pas, aidez-moi à vaincre cette abominable passion: je vous le jure, je n'ai jamais mieux apprécié tout ce qu'il y a de grand, d'élevé dans votre cœur... Oh! quelle serait sa rage, à cette femme, si elle nous croyait heureux, unis, tendrement occupés l'un de l'autre!... Quel coup mortel recevrait son orgueil! Tenez, Mathilde... soyons sans pitié pour elle... ”
