Eugène Sue

Eugène Sue

Résumé

Portrait de Eugène Sue Eugène Sue Paula Monti

Berthe n'avait pas un moment douté de l'amour de son mari.
Ce cœur simple et bon, noble et confiant, n'avait pu se défendre contre le vouloir implacable de cet homme dont l'emportement l'avait flatté; dans sa vanité naïve, la jeune fille se demandait avec une certaine fierté s'il ne fallait pas que M. de Brévannes l'aimât beaucoup pour avoir poursuivi ses desseins sur elle avec une ténacité si énergique.
La pauvre Berthe confondait, hélas! l'entêtement orgueilleux d'un esprit impatient de toute résistance avec l'abnégation, avec l'opiniâtre dévouement de la passion.
Source : Gutenberg

Portrait de Eugène Sue Eugène Sue Paula Monti

Pierre Raimond n’ignorait pas que son jeune ami trouvait Berthe charmante, et qu’il admirait autant son talent d’artiste que la candeur de son caractère, que la grâce de son esprit.
Dans son orgueil paternel, loin de s’alarmer, Pierre Raimond se réjouissait de cette admiration. N’avait-il pas une confiance aveugle dans les principes de Berthe ? Ne devait-il pas la vie à Arnold ? Comment supposer que ce jeune homme au cœur noble, aux idées généreuses, abuserait indignement des relations que la reconnaissance avait établies entre lui et l’homme qu’il avait sauvé.
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Portrait de Eugène Sue Eugène Sue Paula Monti

Tout à l’heure j’étais désolé, maintenant je me sens rempli de force et d’espoir ; le cœur me bat noblement ; vous m’avez sauvé la vie, vous m’avez sauvé l’honneur ; mon courage est retrempé au feu de votre amour, je me sens aimé ! Je ferme les yeux, je me laisse conduire par vous ; ordonnez, j’obéis, je n’ai plus de volonté ; je vous confie le sort de cet amour qui est toute ma vie, qui est toute la vôtre.
— Oh ! oui, toute ma vie ! — s’écria madame de Hansfeld avec une exaltation contenue. — En ayant en moi une confiance aveugle, vous verrez ce que peut une femme qui sait aimer.
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