Grand-Place de l'Opéra

Définition et enjeux

Portrait de Albéric Second Albéric Second,  Les petits mystères de l'Opéra (1844)

“ Le théâtre était livré aux plus obscurs comparses et aux triplures les plus ignorées. Des roulades horriblement équivoques montaient en spirales vers les frises; des points d'orgue dont on ne saurait se faire aucune idée se croisaient dans l'air, où ils voltigeaient lourdement, pareils à une troupe de canards civilisés.
Quand vint le tour du ballet, ce fut cent fois pis : tous les gros pieds, toutes les grosses mains et toutes les grosses jambes de l'Opéra s'en donnèrent à cœur joie. Les danseuses les plus outrageusement maigres affrontèrent sans pudeur le grand jour de la rampe.
”
Source : Gallica

P. Scudo,  Revue Musicale - Les Opéras nouveaux et les Théâtres lyriques

“ L’Opéra doit viser avant tout à des succès d’ensemble, qu’on peut obtenir à moins de frais avec des chanteurs qu’on élèverait dans le sanctuaire eu les initiant peu à peu à la connaissance des chefs-d’œuvre de l’ancien répertoire. Qu’on soit bien pénétré de cette idée, qu’un virtuose qui ne connaît que la musique contemporaine ne peut jamais devenir un grand artiste. Pourquoi n’exige-t-on pas de l’Opéra ce qu’on exige très bien du Théâtre-Français? ”
Source : Wikisource

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