Ernest Thoinan Les Relieurs français

Il est impossible de se faire une idée exacte du talent de Duseuil : on ne connaît de lui aucune reliure authentique, et de plus on ne sait s’il fut doreur en même temps que relieur, ou s’il ne fut que l’un ou l’autre. Il faut se contenter de savoir qu’il jouissait de son vivant de la plus grande réputation ; mais pour Antoine-Michel Padeloup, c’est tout autre chose. Il était relieur et doreur ; puis il est d’autant plus facile de s’édifier sur ses œuvres qu’il en marquait le plus grand nombre d’une petite étiquette à son nom, ce que ne firent jamais ni Boyet ni Duseuil.
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Ernest Thoinan Les origines de l'Opéra français d'après les minutes des notaires… (1886)

Perrin comptait trop sur le duc de Mazarin, car celui-ci, en héritant de la fortune de son oncle, n'hérita nullement de son goût pour les lettres et les arts. Il défendait à sa femme de faire jouer la comédie chez elle, et devait même plus tard briser les statues de la galerie du cardinal. Dans son accès de folie, ne trouvant pas que sa funeste besogne fût assez rapide, il y revenait encore, accompagné d'une escouade de valets; tous, armés de marteaux,
frappaient et abattaient têtes, bras et jambes des chefs-d'œuvre que le grand cardinal avait tant aimés.
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Ernest Thoinan Les Hotteterre et les Chédeville… (1894)

Jean Ier, chef de la branche des Hotteterre qui a fourni le plus d'artistes à la musique, fut lui-même musicien de talent; un de ses fils, Martin, se distingua comme facteur ingénieux et très bon musettiste; le fils de celui-ci, et, par conséquent, petit-fils de Jean Ier, Jacques, dit le Romain, professeur émérite, virtuose applaudi, compositeur et auteur de livres didactiques estimés, fut certainement le plus capable de la famille; enfin, Jean Ier, trisaïeul des Chédeville, fit donc encore honneur à la musique dans sa quatrième génération.
Source : Gallica

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