P. Scudo

Élements biographiques

P. Scudo,  Revue des Deux Mondes

“ C’était Beata en robe blanche, assise sur le balcon du palais de son père, c’était Venise, une nuit d’amour, de poésie et d’éternel regret, que le chevalier venait d’évoquer par ce chant naïf et pur. Il était ému, non comme un virtuose qui s’est assimilé et qui traduit le sentiment d’autrui, mais comme un poète qui exprime sa propre douleur par les moyens d’un art consommé. — De ma vie, s’écria Mme de Narbal, je n’ai rien entendu de semblable ! Je ne sais comment qualifier ce que j’éprouve ; ce n’est pas une voix, mais une âme qui chante ! ”
Source : Wikisource

P. Scudo,  Revue des Deux Mondes

“ Mozart.
Qu’on se figure, par un beau jour de printemps, une allée fraîche et ombreuse où s’infiltre, à travers d’épais feuillages, une échappée de lumière, et au bout de laquelle on aperçoit un magnifique château dans le style de la renaissance. La moiteur de l’air, le murmure lointain des jets d’eau, le silence de la nature, le mystère, tout dans ce paysage charmant invite à la volupté. C’est là que don Juan, beau, jeune, entouré du prestige de la naissance et de l’éclat que donne l’élégance des manières unie à celle du langage, s’efforce de séduire le cœur d’une jeune fille simple et naïve.
”
Source : Wikisource

P. Scudo,  Les Écrits et la musique de M. Wagner

“ A-t-il jamais existé un plus grand musicien que Sébastien Bach, une tête plus carrée, un génie plus audacieux et plus absolu, qui a écrit pour lui tout seul des monceaux d’œuvres colossales qui devançaient l’avenir, et qu’il se contentait de fourrer dans un coffre d’où on les a tirées cent ans après sa mort ? Peut-on citer en musique un poète plus sublime que Beethoven, un oseur plus intrépide, une imagination plus riche, éprise d’un idéal plus grandiose, un contempteur plus dédaigneux de l’opinion vulgaire, enfin une organisation plus puissante et plus douloureusement frappée ? ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature