Camille Bellaigue, Revue des Deux Mondes
“ Mais ce n’est pas sous le poids des Maîtres-Chanteurs, c’est sur les ailes du Freischütz, ce chef-d’œuvre du vrai musicien de la poésie allemande, de Weber, que vous ne sauriez ni faire oublier ni faire revivre. — Hélas ! Meurs, Weber, meurs couché sur ta harpe muette ! Cette Allemagne qu’il avait montrée aussi claire que les yeux de ses jeunes filles, aussi forte que les bras de ses chasseurs, qu’est-elle devenue ? Elle a perdu sa grâce et sa simplicité. De savante, elle s’est faite pédante. Elle se plaît dans le labeur et la peine ; elle n’aime plus que ce qu’elle ne comprend pas. ”
