Clarinette

Définition et enjeux

Portrait de Hector Berlioz Hector Berlioz,  Grand Traité d’instrumentation et d’orchestration modernes (1843)

“ Je n’ai jamais pu entendre de loin une musique militaire sans être vivement ému par ce timbre féminin des Clarinettes, et préoccupé d’images de cette nature, comme après la lecture des antiques épopées. Ce beau soprano instrumental, si retentissant, si riche d’accents pénétrants quand on l’emploie par masses, gagne dans le solo en délicatesse, en nuances fugitives, en affectuosités mystérieuses ce qu’il perd en force et en puissants éclats. Rien de virginal, rien de pur comme le coloris donné à certaines mélodies par le timbre d’une Clarinette jouée dans le médium par un virtuose habile. ”
Source : Wikisource

Portrait de Léon Escudier Léon Escudier,  Dictionnaire de musique théorique et historique (1872)

“ La clarinette est le fondement des orchestres militaires ; elle y tient le même rang que le violon dans la symphonie ou dans la musique dramatique. Plusieurs clarinettes en ut jouent le chant, tandis qu'un nombre égal forme le second.dessus, et qu'une clarinette en fa porte l'octave de la mélodie ou exécute des passages en volubilités.
La clarinette a quatre registre : le grave, le chalumeau, le medium et l'aigu. Les sons graves ont surtout dans les tenues, un accent menaçant dont Weber a fait le plus heureux usage ; les sons du medium sont empreints de fierté et de tendresse.
”
Source : Gallica

Portrait de Édouard Thierry Édouard Thierry,  Les voix de Paris : essai d'une histoire littéraire et musicale des cris populaires de la capitale… (1857)

“ Dans le principe, le canard était invariablement accouplé à une clarinette destituée d'un orchestre ambulant pour cause d'incapacité et de mauvaise conduite. Homme et instrument s'en allaient ainsi de compagnie, l'un portant l'autre, pataugeant dans les rues, barbottant dans les ruisseaux et nasillant à qui mieux mieux leurs nouvelles à un sou pièce. La clarinette arrachée à sa paisible oisiveté bondissait de colère, protestait contre le service hors de tour par d'horribles kouiks et kouaks, assez semblables au chant mélodieux du cygne de basse-cour. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature