Résumé

J. Delagny Les souteneurs ou Les amants de coeur… (1861)

La seconde classe, moins dangereuse, et moins
immorale, est celle qui consiste à avoir pour maîtresse, et ceci est l'essentiel, une femme luxueusement mise, avec laquelle on se promène en public sur les boulevards, au bois et à l'Opéra; partout enfin où il y a des toilettes et du monde élégant.
Pour arriver à ce but, sans avoir de fortune, il faut pourtant ne pas être entièrement privé de ressources; car l'amant de cœur de quelque belle lorette n'est jamais redevable de ce titre qu'à son physique, à sa tenue irréprochable et à un langage qui se distingue du commun des hommes.
Source : Gallica

J. Delagny Les souteneurs ou Les amants de coeur… (1861)

Les jeunes filles sont orgueilleuses ; nous sommes loin de leur en faire un reproche, parce que l'ambition est
souvent le mobile de nobles actions : mais nous voudrions, dans leur intérêt, que cette ambition restât dans de justes limites.
Trois mois s'écoulèrent dans un bonheur sans égal; aucun nuage n'était venu obscurcir les rêves d'avenir de Clémentine, qui recevait son amant chaque nuit, au moyen d'une échelle de cordes et au premier étage d'un pavillon dont ses parents occupaient le rez-de-chaussée. Ce bonheur ne devait pas durer longtemps, car il n'est pas d'éternelles amours
Source : Gallica

J. Delagny Les souteneurs ou Les amants de coeur… (1861)

C'est en leur honneur que se livrent souvent des pugilats dangereux pour l'étranger qui, osant lever les yeux sur une femme du bal, ne craint pas d'être assez présomptueux pour vouloir danser avec elle. Une ligue formidable est formée dans le but de contrarier ses projets, et de les empêcher de réussir; car ces messieurs regardent comme leur appartenant de droit toute fille entrant seule au bal, et ils ne reculent devant aucun obstacle pour éloigner les intrus qui tenteraient de se jeter à travers leurs intentions.
Source : Gallica

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