Résumé

Jean Fauconney La prostitution : la débauche à Paris… (1902)

Quand elle se trouve ensuite seule en présence d'elle-même, l'abandon, l'ennui, l'abattement, le remords, lui ôtent le peu de forces que la débauche lui avait laissées ; elle ferme la paupière et s'endort pesamment sur ses maux !
La perspective la plus sûre de la fille de joie c'est l'hôpital; elle y entre sans murmurer. La maladie est presque sur toutes d'un effet austère. La mort se montre moins dure aux filles qu'aux reines et aux vierges. Presque toutes se jettent dans ses bras avec confiance. L'homme noir reçoit leur dernier souffle et leur dernier aveu.
Source : Gallica

Jean Fauconney La prostitution : la débauche à Paris… (1902)

La fille publique reste dans la maison de tolérance et dans la prostitution, parce qu'en dehors de cette ignominie il n'y a pour elle d'autre perspective que de se faire ramasser dans la rue comme une mendiante ou une vagabonde.
Les obstacles qui viennent de la femme elle-même, ce sont, en général, les mœurs qu'elle contracte dans son métier.
Le mauvais lieu a, en effet, son caractère, son parler, ses goûts, ses habitudes dont les filles ne peuvent plus guère ensuite se défaire.
Source : Gallica

Jean Fauconney La prostitution : la débauche à Paris… (1902)

Il est encore un groupe de femmes se livrant à la prostitution clandestine, parce
que leur situation dans le monde ne leur fournit pas l'argent nécessaire pour satisfaire leur goût de luxe, leur amour effréné de la toilette, leur désir d'éclipser leurs compagnes, leurs amies ou leurs rivales.
Il est des femmes qui dévorées des mêmes besoins les satisfont sans que l'entraînement du cœur ou des sens accompagne, explique leur dégradation; il en est, puisqu'il faut le dire, qui, trouvant compromettant de prendre un amant nommé, en prennent un anonyme. Cet amant c'est tout le monde.
Source : Gallica

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