Résumé

Maurice Coustan Le Péril vénérien à Montpellier… (1903)

Lorsque M. Bénézech, aujourd'hui député de la ville universitaire de Montpellier, disait au Conseil municipal que si le nombre officiel des filles qui se livrent à la prostitution était de 150 à 200, on pouvait fixer à 1.000 le chiffre vrai, il était encore au-dessous de la vérité. Il suffit d'avoir parcouru, entre chien et loup, certains quartiers de la ville des plus populeux et des plus commerçants, pour affirmer qu'en fixant - à 1.500 le nombre des femmes qui se livrent au racolage, (1) dans la rue ou sur le pas de leurs portes, on serait plus près de la réalité.
Source : Gallica

Maurice Coustan Le Péril vénérien à Montpellier… (1903)

Les visites à jour fixe sont comme une invitation à dissimuler ce qui n'est pas normal.
C'est de la prostitution entr'ouverte que vient tout le mal, dans le Midi, où les cafés et cabarets abondent. Et ce qu'il
y a de bizarre, c'est que les soldats, les jeunes surtout, ne veulent pas livrer le nom de leur partenaire la croyant souvent rosière.
Source : Gallica

Maurice Coustan Le Péril vénérien à Montpellier… (1903)

Et les soldats connaissant désormais l'efficacité réelle de ce contrôle inopiné, viendraient tous, spontanément, à la visite quand ils seraient malades.
Les hommes partant en permission et en revenant, doivent être visités par le médecin. Il ne faut pas oublier que l'armée, dans ses déplacements collectifs et individuels, est l'élément le plus puissant d'importation des maladies vénériennes dans le groupe civil, comme celui-ci constitue dans chaque garnison les foyers permanents où le soldat va les contracter.
Source : Gallica

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