Gustave Lagneau, Mémoire sur les mesures hygiéniques propres à prévenir la propagation des maladies vénériennes (1856)
“ Si donc on a jugé nécessaire d'infliger une punition au moins coupable, pourquoi n'en infligerait-on pas une à celui qui l'est davantage? Des indemnités considérables ont quelquefois été allouées, avec juste raison, à des nourrices infectées par des enfants nés de parents syphilitiques, pourquoi une forte amende ou quelque autre punition ne seraitelle pas portée aussi contre la personne adulte qui transmet à autrui la maladie dont elle est atteinte? Objectera-t-on qu'il est inutile de faire une loi qui ne serait jamais appliquée, vu la difficulté de découvrir les coupables? ”
