Alfred Fournier

Résumé

Alfred Fournier Prophylaxie de la syphilis (1903)

Donc, messieurs, il suffit qu'un syphilitique soit en état de syphilis latente, c'est-à-dire de syphilis ne s'accusant ni par aucun phénomène extérieur, ni par le moindre trouble de santé générale, pour que son vaccin puisse transmettre l'infection. Et voilà précisément ce qui fait le danger en l'espèce. Le danger, c'est l'aspect trompeur du vaccinifère.
Vous avez sous les yeux un enfant dont la peau, dont les muqueuses sont saines, dont la santé parait irréprochable. Vous confiant à ces belles et rassurantes apparences, vous pouvez accepter ou même choisir cet enfant comme vaccinifère.
Source : Gallica

Alfred Fournier Prophylaxie de la syphilis (1903)

C'est l'homme qui dit et professe : « L'administration n'a nul droit d'examiner préventivement les filles qui font métier de racolage sur la voie publique ; — elle n'a nul droit de retenir ces filles, alors même qu'elle les trouve malades, infectées de blennorrhagie ou de syphilis; — elle n'a nul droit de les séquestrer tout le temps qu'elles peuvent être aptes à semer la contagion, etc. Agir ainsi, agir comme le fait actuellement l'administration, c'est commettre à la fois « une erreur hygiénique, une injustice sociale, une monstruosité morale et un crime juridique ».
Source : Gallica

Alfred Fournier Prophylaxie de la syphilis (1903)

Et c'est ainsi que, bien souvent, la syphilis passe du grabat au palais, du lupanar infâme à l'alcôve de l'honnête femme, voire au berceau de l'enfant.
En sorte, comme conclusion, qu'il n'est pas de foyer indifférent de syphilis au point de vue de la prophylaxie. Là où l'on peut atteindre la syphilis, il faut la frapper, et cela pour le plus grand bien de tous. Assainir le lupanar n' est pas seulement protéger ceux qui le fréquentent, c'est aussi protéger du même coup le foyer conjugal, l'honnête femme, l'enfant et la race.
Source : Gallica

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