Syphilis héréditaire

Définition et enjeux

Henri Bourges L'hygiène du syphilitique (2e édition revue et augmentée… (1910)

Si l'on donne à l'hérédité le sens absolu qui lui est attaché dans la terminologie médicale, on ne doit entendre sous le nom de syphilis héréditaire que celle qui est transmise lors de la fécondation, et il faut en distraire la syphilis que contracte le fœtus in utero, alors que le père était sain au moment de la fécondation et que la mère n'a été infectée qu'au cours de la grossesse. Mais est-il bien exact de comparer l'hérédité de la syphilis à celle de la goutte par exemple? La goutte transmet au germe une tare, une faiblesse organique,
tandis que la syphilis lui inocule un contage.
Source : Gallica

Alfred Fournier Syphilis et mariage : leçons professées à l'hôpital Saint-Louis… (1890)

Le propre de la syphilis héréditaire, vous le savez, c'est de faire invasion d'emblée par des accidents généraux, c'est de n'avoir pas de période primitive, c'est, en un mot, de rester exempte de ces deux accidents qui constituent le début fatal, nécessaire, de toute syphilis contractée par contagion, à savoir le chancre et l'adénopathie primitive.
Source : Gallica

Portrait de Charles Mauriac Charles Mauriac Leçons sur les maladies vénériennes (1883)

La syphilis héréditaire est une maladie des plus graves. Pour vous en donner une idée, il me suffira de vous dire que, d'après M. Kassowitz, un tiers de tous les enfants nés de parents syphilitiques meurt avant la naissance; et, parmi ceux qui naissent vivants, trente-quatre pour cent meurent dans les six premiers mois de l'existence.
Vous savez déjà que dans la syphilis héréditaire il n'y a pas de lésion initiale, c'est-à-dire de chancre infectant. Les symptômes, généralisés dès le début, apparaissent presque toujours vers la troisième ou quatrième semaine de la vie.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature