Eugène Bouchut

Résumé

Eugène Bouchut Hygiène de la première enfance… (1866)

Croyez-vous qu'après douze ou quinze mois passés à Paris, dans une bonne maison et où l'on mange si bien, la nourrice soit enchantée de revenir au village, de retrouver l'affreuse et dure vie qu'elle a quittée? Elle y revient, sans doute, si le mari l'exige ; mais elle n'a plus d'autre envie au monde, c'est de retourner à Paris ; elle veut être mère de nouveau, non pour le bonheur d'avoir un fils; elle n'a point élevé les siens ; elle ne les connaît pas ; ils ne lui rappellent que des idées de misère. Non, c'est pour redevenir nourrice, pour reporter son lait à ceux qui l'achètent.
Source : Gallica

Eugène Bouchut Hygiène de la première enfance… (1874)

Avec le dévouement et l'ardeur que le femmes apportent à faire le bien, en raison de leur nature aimante, douce et sensible, je ne doute pas qu'elles réussissent là où les médecins et les philanthropes ont échoué ; qu'elles prennent en main la cause de l'enfance, et la mortalité des nourrissons diminuera.
C'est à la femme que revient la mission de protéger l'enfant au berceau pour l'arracher à la mort qui le menace, et tant de souvenirs s'éveillent en elle à la vue d'un nouveau-né, qu'elle est le meilleur soutien des œuvres de la maternité.
Source : Gallica

Eugène Bouchut Hygiène de la première enfance… (1874)

Heureuses sont les femmes dont la santé, l'âme tendre et le cœur compatissant leur permet d'allaiter elles-mêmes leur enfant, et de continuer au dehors la création commencée dans leur sein. —
Ce sont véritablement des mères. — Après avoir donné la vie à un enfant, elles prennent le parti de la lui rendre plus facile pour en faire des êtres robustes et vigoureux. Promptement oublieuses des douleurs de l'enfantement, elles couvrent de caresses ce nouveau-né, qui bientôt leur répondra par un sourire de reconnaissance.
Source : Gallica

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