Eugène Bouchut, Histoire de la médecine et des doctrines médicales… (1864)
“ TRANSFORMATIONS DU NATURISME DEPUIS HIPPOCRATE JUSQU'AUX TEMPS MODERNES. Le sentiment qu'Hippocrate avait de la nature comme d'une force vive dirigeant les phénomènes de l'univers et de la vie, fut le principe de sa philosophie médicale. Dans sa pensée, l'homme n'était ni force, ni matière, mais tout ensemble un composé de force, de matière et d'humeur, c'est-à-dire de substances hétérogènes solidaires les unes des autres et régies par un moteur indépendant. Aussi, dans ces premiers temps de la science, n'y a-t-il pas encore de doctrine médicale ni de système. ”
