Résumé

Eugène Bouchut La vie et ses attributs dans leurs rapports avec la philosophie… (1862)

C'est absolument comme si un mécanicien avait la prétention de remédier au retard d'une montre, sans en connaître le mécanisme, en se bornant à avancer, à reculer ou à extraire les aiguilles.
La science de la vie est le point de départ obligé de toute recherche médicale, et il est à regretter qu'elle se soit systématiquement et volontairement perdue dans les décombres de l'organisation qu'elle avait pour but de faire connaître.
Source : Gallica

Eugène Bouchut La vie et ses attributs dans leurs rapports avec la philosophie… (1876)

Une partie entièrement décomposée rentre dans le règne inorganique, et l'autre garde la vie en puissance, soit qu'elle s'incorpore comme aliment à d'autres formes vivantes qu'elle sert à créer, soit qu'elle engendre ces innombrables milliers de vibrions qui meurent en formant de la matière organique toute prête à entrer dans de nouvelles combinaisons. C'est partout la métamorphose de
la matière vivante et la création incessante de formes nouvelles.
Source : Gallica

Eugène Bouchut La vie et ses attributs dans leurs rapports avec la philosophie… (1862)

On arrive ainsi à créer dans les êtres ou dans les individus autant de forces vitales qu'il y a d'instants dans leur vie, c'est-à-dire de constitutions matérielles différentes, conclusion absurde avec laquelle périt le grand principe de l'identité humaine.
En effet, si la vie de l'homme est une propriété de la matière perpétuellement active et se renouvelant toujours sans aucune interruption, de manière à substituer, au bout d'un temps variable, un corps à un autre, l'être naturel primitif disparaît, et celui qui lui succède peut être considéré comme un sujet nouveau de création nouvelle.
Source : Gallica

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