Résumé

Édouard Fournié Application des sciences à la médecine (1878)

L'histoire nous le prouve, l'être humain ne saurait faire un progrès sans s'appuyer sur une doctrine vraie ou fausse; et, quand il ne peut s'appuyer sur une vérité, il s'appuie sur une hypothèse. L'hypothèse, pour le chercheur de vérité, est comme un bâton dans la main d'un aveugle : quand le bâton est usé, il en change, voilà tout. Ceci nous explique pourquoi les savants des siècles derniers ont remplacé la physiologie absente par les conceptions de leur esprit.
Source : Gallica

Édouard Fournié Application des sciences à la médecine (1878)

Le cerveau est le seul organe qui ait ainsi le sentiment de sa propre activité. Mais il ne faut pas oublier que, même à ce point de vue, l'organe cérébral ne fait point exception à la loi que nous avons formulée, à savoir, que tous les phénomènes vitaux, sans exception, échappent à notre perception directe, à notre connaissance, et que la vie ne se perçoit pas elle-même. Le cerveau perçoit son activité, mais d'une manière indirecte, par le mécanisme que nous venons d'indiquer, et, dans tous les cas, il ne perçoit que les résultats extériorisés de sa propre vie.
Source : Gallica

Édouard Fournié Application des sciences à la médecine (1878)

Nous voyons dans cette immixtion prétentieuse des sciences accessoires dans les choses de la médecine un fait nécessaire à son progrès. L'esprit ne marche en avant, dans le progrès des sciences, que poussé et soutenu par une idée vraie ou fausse. Alors que la physiologie n'existait pas, la physique, la chimie, la psychologie, s'emparèrent de la direction des esprits et les poussèrent à la découverte de l'inconnu au souffle de leurs hypothèses.
Source : Gallica

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