Manie

Définition et enjeux

Dr Campagne,  Traité de la manie raisonnante (1869)

“ Néanmoins nous pouvons affirmer, sans crainte de nous tromper, que, dans la sphère où elle vient d'être circonscrite, la manie raisonnante est incontestablement une affection morbide digne, sous tous les rapports, des réflexions du clinicien, du médecin légiste et même du magistrat; on chercherait peut-être en vain dans les cadres de la pathologie mentale un sujet plus pratique et en même temps plus ardu que le nôtre. ”
Source : Gallica

Pierre Frondaie,  L’Homme à l’Hispano (1924)

“ À l’ordinaire maître de lui, d’une impeccable correction d’allure qui contrastait avec la verdeur du langage, excentrique et inquiétant, il ne devenait ridicule que lorsqu’il parlait de sa manie. On eût dit qu’il s’en rendait compte. Entre ses dents, la psychologie, la physiologie, — ces deux mots-là — sifflaient comme des vipères ; en même temps, il souriait d’un sourire figé, contraint, avec l’air de savoir qu’il s’exposait aux railleries. Mais toujours, dans le haut du visage, le regard dur, le regard fixe aux deux couleurs, rappelait que la manie pouvait devenir dangereuse. ”
Source : Wikisource

Dr Campagne,  Traité de la manie raisonnante (1869)

“ Pour lui, la manie n'affecte pas moins de vingt-trois formes simples, primitives, parmi lesquelles nous voyons la manie tranquille, la manie raisonnante, la manie astucieuse, malicieuse, et la manie tracassière. C'est dans ces quatre types de folie que nous trouvons les véritables symptômes de la maladie qui nous occupe. Il s'attache à séparer la manie sans délire de la manie raisonnante, mais son diagnostic différentiel ne repose que sur l'intensité de l'exaltation. ”
Source : Gallica

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