Résumé

Julie Delafaye-Bréhier Les Orphelins piémontais,... par Mme Julie Delafaye-Bréhier…

Vous avez toutes les vertus qu'une femme peut désirer dans un époux ; vous avez l'esprit orné, des talents aimables, une âme à laquelle on ne peut reprocher qu'une sensibilité trop excessive ; enfin il ne vous manque, à ce qu'il paraît, que le plus frivole de tous les avantages, La beauté ; m'estimez-vous
assez peu pour croire que cela seul m'empêcherait d'être heureuse?
— Je vis... je suis contraint de vivre dans une espèce d'exil, répondit Lothario.
— Peut-être vous exagérez-vous à vous- même cette nécessité, reprit Joanina; mais ne craignez point que je contrarie là-dessus vos habitudes.
Source : Gallica

Julie Delafaye-Bréhier Les Orphelins piémontais,... par Mme Julie Delafaye-Bréhier…

Marguerite, encore plus vieille que moi, s'en ira bien avant lui, selon toute probabilité; les jeunes filles dédaigneront le pauvre invalide ; il risquerait de finir tristement ses jours si je ne consentais pas à les partager.
— C'est de la générosité, Marceline Douin.
— De la générosité, soit. Il est si doux de consoler ceux qu'un monde cruel et injuste rebute, d'être comme la Providence de celui qui souffre ! a
Joanina devint pensive et ne répliqua rien ; le souvenir de Lothario, bien plus malheureux que Blondel, et attendant d'elle seule sa consolation, se présenta à son esprit.
Source : Gallica

Julie Delafaye-Bréhier Les Orphelins piémontais,... par Mme Julie Delafaye-Bréhier…

Une lettre de notre fils, je gage ?
s'écria le bon père; pleurez-vous de joie ou de chagrin, madame Duluc? ajouta-t-il avec inquiétude.
— C'est de joie, mon ami. Aristide a soutenu sa thèse ; il est reçu avocat.
— Quoi ! vraiment ! reprit-il en mettant son chapeau sur sa tête et en prenant la lettre, prêt à pleurer lui-même de satisfaction... Voyons donc cela... Vous êtes trop faible, ma chère ; il y a plutôt de quoi nous faire rire que de nous faire pleurer.
— Ah! mon ami, dans la joie comme dans le chagrin, il faut que mes larmes coulent ou que j'étouffe... Ce cher enfant !
Source : Gallica

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