Max Du Veuzit,
Mariage doré
(1981)
“ Sophie de Fragon avait cherché à excuser la tristesse de Gilberte. — Mieux que tout raisonnement, le temps guérira la pauvre petite, acheva-t-elle. — Le temps, oui ; mais surtout le mariage ! fit le tuteur, un peu lourdement. Un bon mari, des enfants solides, des devoirs sociaux... Elle comprendra qu'il y a mieux à faire que de ressasser des idées moroses ! Ainsi, mon cher enfant, continua-t-il en s'adressant à Rodolphe, vous voici prévenu ; ne vous chagrinez pas trop de ses airs tristes et de ses longs silences dont votre tendresse viendra facilement à bout. ”
