Max Du Veuzit,
Mariage doré
(1981)
“ Son nom, sa réputation, sa vie intime de jeune fille, livrés en pâture à chacun... et quelles suppositions le monde, toujours en quête de potins, ne ferait-il pas ? A cette pensée, elle sentait le rouge brunir ses joues, et une crispation d'effroi convulsait ses grands yeux sombres. Pour la première fois, elle entrevoyait l'énormité de ce qu'elle avait fait la veille, cet abîme creusé par elle-même entre elle et son mari ! cette anomalie d'un mariage qui n'en était pas un ! cette impossible union sans intimité, sans tendresse, sans abandon, sans rien... ”

