Max Du Veuzit

Max Du Veuzit

Résumé

Portrait de Max Du Veuzit Max Du Veuzit L'homme de sa vie : Montjoya (1983)

« Croiriez-vous, Noële, que, chaque jour, depuis notre mariage, je suis venu monter la garde à votre porte, le cœur tremblant d'émoi, attendant votre appel et n'osant que rarement entrer, car je redoute votre déplaisir et la peur que je vous cause chaque fois. »
— Tous les soirs ? interrogea-t-elle, songeuse, car elle était médusée d'une si persistante attention.
— Oui, tous les soirs... comme un collégien timide que l'homme reste toujours, quel que soit son âge, en présence de la femme qu'il aime et qu'il désire. Et voici que mon attente n'a pas été
déçue...
Source : Gallica

Portrait de Max Du Veuzit Max Du Veuzit L'homme de sa vie : Montjoya (1983)

Quelle mystérieuse et terrible demande monta
du cœur de l'homme vers son Dieu en cette muette contemplation ?
Noële, qui regardait son maître, vit son visage s'altérer jusqu'à l'angoisse, puis s'adoucir.
L'âme inquiète avait-elle obtenu une audience du Très-Haut?
L'orpheline en eut une telle impression qu'instinctivement, croisant ses mains sur sa poitrine, ses lèvres murmuraient tout bas cette autre supplication :
« Oh ! Seigneur ! Vous qui pouvez tout, dites-lui qu'il ne m'éloigne pas de Montjoya... »
Source : Gallica

Portrait de Max Du Veuzit Max Du Veuzit L'homme de sa vie : Montjoya (1983)

Yves Le Kermeur l'attendait dans le salon où deux malles cadenassées étaient prêtes à partir.
— Avez-vous déjeuné, Noële ?
— Oui, j'ai bu une tasse de lait.
— A votre âge, il faut manger plus que cela. Il regarda autour de lui, ferma un tiroir, glissa des clefs dans sa poche, choisit quelques cigares ; tout cela fait soigneusement, comme s'il ne pensait pas à autre chose. Ensuite, il vint à l'orpheline et s'arrêta devant elle.
— Ma petite fille, il faut manger pour vivre. La vie, voyez-vous, est le seul bien qui compte et vaille la peine d'être défendu.
Source : Gallica

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